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Histoire de quartier

La Fourragère : du fourrage des chevaux au terminus de métro

Le nom du quartier n'a rien d'anodin : pendant des siècles, ces terres aux portes de Marseille ont nourri les chevaux de trait de la ville. Aujourd'hui, La Fourragère est un terminus de métro parmi les plus fréquentés du 12e.

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Entre Saint-Barnabé, Beaumont et Saint-Jean-du-Désert, La Fourragère occupe une place centrale dans le 12e arrondissement — au sens propre, puisque son nom même renvoie à une fonction agricole aujourd'hui disparue, mais qui a façonné le paysage du quartier pendant des siècles.

Un nom qui vient tout droit des champs

« La Fourragère » tire son nom du provençal fourrage : cette zone agricole, aux portes de la ville, fournissait le fourrage nécessaire aux chevaux de trait et aux relais de poste, du Moyen Âge jusqu'au XXe siècle. Une vocation nourricière et logistique, à l'image de nombreux quartiers périphériques marseillais dont le nom raconte d'abord une fonction avant de désigner un lieu de vie.

Des grandes propriétés aux « campagnes » bourgeoises

Le quartier a longtemps appartenu à de grandes familles. Palamède de Forbin (1433-1508) et ses descendants comptent parmi les premiers propriétaires connus. Du XVIe au milieu du XXe siècle, le secteur alterne entre terres cultivées et « campagnes » — ces résidences bourgeoises typiques de la Provence marseillaise, entourées de leurs terres. La propriété passe à la famille Schoesing en 1850, puis en 1870 au notaire Eugène Perrin.

Un chapitre plus récent : l'accueil des réfugiés arméniens Dès les années 1950, La Fourragère accueille des rescapés du génocide arménien de 1915, dans des lotissements de maisons individuelles alors en plein développement. Le quartier est d'ailleurs bordé au nord par l'avenue du 24 avril 1915 — l'artère qui mène vers Beaumont, cœur historique de la présence arménienne dans le 12e arrondissement.

Un terminus qui a transformé le quartier

La Fourragère est aujourd'hui le terminus de la ligne 1 du métro marseillais, desservi également par plusieurs lignes de bus RTM (7, 7B, 7T, 9, 10) et par la ligne 240 vers Aubagne ; le tramway de la ligne 1 longe sa limite sud. Cette accessibilité en a fait, au fil des décennies, un point de passage et un pôle de vie de quartier à part entière — loin de la simple zone agricole qu'il était encore au début du XXe siècle. Le quartier compte aujourd'hui environ 7 800 habitants, une population restée relativement stable depuis les années 2010.

Sur le plan patrimonial, le château de la Rosière et le Pôle Culturel Rosière qui lui est aujourd'hui associé constituent l'un des repères du quartier, aux côtés du collège Germaine Tillion.

Une adresse à connaître Avenue de la Rosière, l'épicerie arménienne Mayrig perpétue, elle aussi, ce lien entre le quartier et son histoire — une adresse appréciée pour ses produits et sa cuisine du Moyen-Orient, aux portes de Beaumont.

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Questions fréquentes

D'où vient le nom du quartier de La Fourragère à Marseille ?

Du provençal « fourrage » : le secteur fournissait autrefois le fourrage nécessaire aux chevaux de trait et aux relais de poste, du Moyen Âge au XXe siècle.

La Fourragère est-elle bien desservie par les transports en commun ?

Oui : le quartier accueille le terminus de la ligne 1 du métro, plusieurs lignes de bus RTM et une ligne vers Aubagne, avec le tramway en limite sud.